Publié le , entièrement réécrit le par Conciergerie Toulouse. Relevé des plateformes et lecture des textes : 6 septembre 2026.
Presque personne ne quitte Airbnb. La vraie question n’est pas laquelle le remplace, c’est laquelle on ajoute à côté, et ce qu’elle coûte une fois tout compté. Nous avons ouvert le 6 septembre 2026 les pages publiques des sites que les listes d’alternatives citent, et cherché une seule chose : ce qu’ils prennent au propriétaire.
- Sur les six sites où l’on peut déposer une annonce, trois seulement affichent publiquement ce qu’ils vous prendront. Et les trois qui l’affichent ne se comparent même pas entre eux : un pourcentage sur chaque séjour d’un côté, un abonnement annuel sans commission de l’autre, et un troisième qui ne vous verse jamais d’argent. Pour deux autres, le tarif ne se connaît qu’après avoir laissé ses coordonnées ou ouvert un compte, et le dernier n’a pas pu être lu.
- Deux des sites qu’on vous présente comme des alternatives ne prennent aucune annonce. Ce sont des comparateurs : ils reprennent votre logement s’il est déjà publié ailleurs. Vous ne les ajoutez pas, ils vous ajoutent.
- Aucune plateforme ne vous sort des règles de votre mairie. Depuis le 20 mai 2026, la loi impose les mêmes obligations à toutes, et c’est la plateforme elle-même qui risque jusqu’à 50 000 euros si elle ne les respecte pas. Le droit suit le logement, jamais le site.
- Le piège concret d’un second canal est la taxe de séjour. La loi ne la fait collecter que par les plateformes qui encaissent le séjour à votre place. Une plateforme qui se contente de vous mettre en relation vous laisse la déclarer et la reverser vous-même à Toulouse Métropole. C’est une démarche de plus, et son oubli se solde par une taxation d’office, la collectivité chiffrant elle-même ce que vous lui devez.
- Entre deux plateformes, deux ou trois points de commission ne décident de rien, quand la bascule d’Airbnb fait passer la commission de l’hôte de 3 % à 15,5 % hors taxe, soit 18,6 % pour qui ne récupère pas la TVA. Ce qui décide, c’est la durée des séjours qu’un canal vous amène, parce qu’elle fixe le nombre de ménages.
Combien vous disent ce qu’ils vont vous prendre
Sur les six sites de notre relevé où un propriétaire peut déposer une annonce, comparateurs exclus, trois affichent publiquement le coût côté propriétaire, deux ne l’affichent nulle part et un n’a pas répondu. Nous avons ouvert leurs pages publiques le 6 septembre 2026, sans compte et sans identifiant, et cherché le montant que le site annonce prélever à celui qui loue.
| Site | On y dépose une annonce | Le coût est-il affiché publiquement | Ce qu’on y lit |
|---|---|---|---|
| Airbnb | Oui | Oui | 15,5 % à la charge de l’hôte au plus tard le 13 octobre 2026, soit 18,6 % pour qui ne récupère pas la TVA |
| PAP Vacances | Oui | Oui | 189 euros par an, 329 euros en formule Premium, et aucune commission sur les réservations |
| HomeExchange | Oui | Oui | 175 euros par an pour l’adhésion standard, et aucune somme encaissée sur les séjours |
| Booking.com | Oui | Non | La page publique d’inscription annonce une inscription gratuite et ne porte aucun taux |
| Clévacances | Oui, c’est un label | Non | Le tarif s’obtient en demandant la brochure et en laissant ses coordonnées, aucun montant n’est publié |
| Abritel | Oui | Non relevé | Sa page publique n’a répondu ni le 6 ni le 8 septembre 2026, erreur de service puis blocage automatique, nous n’en concluons rien |
| Cozycozy, HomeToGo | Non | Sans objet | Comparateurs : ils reprennent une annonce déjà publiée ailleurs |
La question « laquelle est la moins chère » n’a pas de réponse publique pour la moitié de ces sites. Vous ne connaîtrez leur taux qu’après avoir laissé vos coordonnées, ouvert un compte et publié une annonce. C’est une raison de plus pour ne pas fonder votre choix sur la commission, et une raison suffisante pour lire votre premier relevé de versement avec attention plutôt que de croire un tableau trouvé sur un blog.
Deux modèles économiques apparaissent dans ce relevé. Le premier prélève un pourcentage sur chaque séjour, c’est celui d’Airbnb et de la plupart des grandes plateformes. Le second facture un abonnement annuel et ne touche rien sur les réservations, le voyageur réglant directement le propriétaire. Le second devient intéressant à partir d’un certain volume, et il déplace le risque : vous payez d’avance, que le calendrier se remplisse ou non, et vous encaissez vous-même, donc vous portez aussi l’impayé. Un troisième cas se glisse dans les listes sans appartenir à aucun des deux, celui où vous accueillez sans jamais encaisser : nous y venons tout de suite.
Les faux amis de la liste
Les listes d’« alternatives » que renvoie une recherche mélangent des choses qui n’ont rien à voir, et une seule catégorie permet à la fois de publier une annonce et d’encaisser le prix des séjours. Quatre entrées de notre relevé ne remplacent pas un canal de réservation payant : deux ne prennent même pas d’annonce, une ne vous verse jamais d’argent, et la dernière est un label qui s’ajoute à vos annonces au lieu de les remplacer.
Cozycozy et HomeToGo ne prennent pas d’annonce
Cozycozy écrit sur sa page d’accueil qu’il est un site de comparaison, qu’il ne gère pas directement les réservations, et que si votre bien est listé chez un de ses partenaires il apparaît automatiquement chez lui. HomeToGo se présente de la même manière, comme un moteur qui compare les offres de ses partenaires.
Vous n’ajoutez donc pas un comparateur, c’est lui qui vous ajoute dès que vous êtes publié ailleurs. Les compter comme des alternatives revient à compter deux fois la même annonce. Ils servent à vérifier comment votre logement apparaît face à ses voisins, jamais à remplir une nuit de plus.
HomeExchange vous coûte au lieu de vous rapporter
L’adhésion standard est affichée à 175 euros par an au 6 septembre 2026, pour accueillir et voyager sans limite. Un propriétaire qui accueille n’encaisse aucune somme : il reçoit des points utilisables pour ses propres séjours. C’est une manière de voyager à moindre coût, ce n’est pas une recette d’hébergement, et le ranger parmi les alternatives à Airbnb fausse tout le raisonnement d’un propriétaire qui cherche à remplir son calendrier.
Un label n’est pas un canal de réservation
Les labels et les réseaux spécialisés ne fonctionnent pas comme une inscription en ligne. Ils supposent une adhésion, une visite et une charte de qualité, et leur périmètre exclut parfois le logement urbain ordinaire. Clévacances se présente comme un label reconnu par le ministère chargé du tourisme, et laisse au propriétaire la liberté de son mode de commercialisation. C’est un signal de qualité qui s’ajoute à vos annonces existantes, pas un remplacement d’Airbnb.
Aucune plateforme ne vous sort des règles de votre mairie
C’est ce que les listes d’alternatives ne mentionnent jamais, et c’est ce qui coûte le plus cher quand on se trompe : le droit suit le logement, pas le site sur lequel il est publié. L’article L324-1-1 du code du tourisme, dans sa version en vigueur depuis le 20 mai 2026, impose une déclaration soumise à enregistrement pour tout meublé de tourisme. La déclaration précise si le bien est votre résidence principale, auquel cas la location ne peut pas dépasser cent vingt jours par année civile, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure. La commune peut abaisser cette limite jusqu’à quatre-vingt-dix jours.
La loi impose les mêmes obligations à toutes les plateformes
Un peu plus loin dans la même section du code, l’article L324-2-1 oblige toute plateforme à vous réclamer ce numéro, à le publier dans l’annonce, à transmettre vos nuitées à l’organisme public, et à retirer l’annonce d’un logement déclaré comme résidence principale au-delà de cent vingt jours. Si votre meublé est une résidence secondaire, ce retrait ne vous concerne pas, mais l’autorisation de changement d’usage, elle, vous concerne. Les amendes prévues contre la plateforme elle-même vont jusqu’à 12 500 euros par meublé pour un défaut de vérification, et jusqu’à 50 000 euros par meublé ou par annonce pour un défaut de transmission ou de retrait.
La conséquence pratique est courte. Une plateforme qui ne vous demande pas votre numéro n’est pas une bonne affaire, elle est en infraction, et vous l’êtes avec elle. Il n’existe aucun site sur lequel on publie une location de courte durée sans être déclaré.
À Toulouse, deux barèmes d’amende coexistent
Toulouse Métropole publie sa propre règle, entrée en vigueur le 1er novembre 2023, et le régime d’autorisation de changement d’usage qu’elle décrit ne couvre que la ville de Toulouse. Hors de Toulouse, cette page ne tranche pas, et la règle se vérifie commune par commune auprès de votre mairie. Le numéro d’enregistrement délivré par la mairie compte treize caractères et doit figurer dans l’annonce dès le premier jour de mise en location, quel que soit le support. Des autorisations temporaires peuvent être délivrées à un particulier, dans la limite de deux, et les conditions à remplir sont détaillées dans notre page sur la location d’une résidence secondaire en meublé de tourisme.
Le point qui surprend, c’est que sur un manquement les deux barèmes disent exactement la même chose, et que sur les autres ils divergent. Vous les rencontrerez tous les deux. Le code du tourisme fait foi pour ce qu’il vise, et la page de la mairie est celle que vous lirez en cherchant vos démarches, avec des manquements que le code du tourisme ne traite pas.
| Manquement | Code du tourisme | Page de Toulouse Métropole |
|---|---|---|
| Défaut de déclaration avec enregistrement | 10 000 euros | 5 000 euros |
| Fausse déclaration ou faux numéro | 20 000 euros | 80 000 euros, pour une fausse déclaration |
| Location d’une résidence principale au-delà de cent vingt jours | 15 000 euros | 10 000 euros |
| Défaut d’autorisation pour un local qui n’est pas à usage d’habitation | 25 000 euros | 25 000 euros, pour un local commercial |
| Défaut d’autorisation de changement d’usage d’un logement | Non visé par cet article | 50 000 euros, et jusqu’à 1 000 euros par jour et par mètre carré |
| Défaut de collecte de la taxe de séjour | Non visé par cet article | Taxation d’office |
Trois précisions que la même page de la mairie ajoute et qu’on lit rarement ailleurs. Un locataire doit obtenir l’accord écrit de son bailleur. Dans un logement social, la location meublée touristique est interdite et expose à la résiliation du bail. Et au-delà de cent vingt jours, un logement principal bascule sous les obligations d’une résidence secondaire, sans dérogation possible.
Votre numéro va devoir être refait
La Direction générale des entreprises écrit sur sa page consacrée à l’API meublés, mise à jour le 23 juillet 2026, que la mise en service du téléservice national d’enregistrement est prévue pour le quatrième trimestre 2026. En attendant, vos obligations restent celles de votre commune, et si elle a instauré une procédure d’enregistrement il faut continuer à l’utiliser.
La suite est le point à retenir : après l’ouverture, les titulaires d’un numéro communal disposeront de plusieurs mois pour le renouveler auprès du service national, et passé ce délai tous les anciens numéros deviendront invalides auprès des plateformes. L’échéance réelle se situe donc courant 2027, pas cet automne. Si vous avez deux annonces à ce moment-là, le nouveau numéro devra être reporté sur les deux.
La taxe de séjour, le vrai piège du second canal
C’est la démarche que personne n’anticipe en ouvrant un deuxième compte, et ce n’est pas la taille de la plateforme qui décide, c’est le paiement. L’article L2333-33 du code général des collectivités territoriales met la perception de la taxe de séjour à la charge des professionnels qui assurent par voie électronique un service de réservation, de location ou de mise en relation et qui sont intermédiaires de paiement pour le compte de loueurs non professionnels. Une plateforme qui encaisse le séjour à votre place collecte donc la taxe, quelle que soit sa taille. Une plateforme qui se contente de vous mettre en relation, où le voyageur vous règle directement, ne la collecte pas.
Toulouse Métropole le traduit sur sa page de démarche : elle cite Airbnb et Abritel à titre d’exemple, et renvoie la location en direct, comme tout site qui ne collecte pas, vers son portail de déclaration. Concrètement, le jour où vous ajoutez un canal qui ne collecte pas, vous héritez d’une obligation déclarative que vous n’aviez pas. Elle n’est pas difficile, elle est simplement nouvelle, et son oubli se règle par une taxation d’office : la Métropole calcule elle-même ce que vous devez, sans vos chiffres, et c’est ensuite à vous de contester. C’est un coût en temps, pas en argent, et il ne figure dans aucun comparatif de commissions.
Posez la question à la plateforme avant de publier, pas après la première réservation : encaissez-vous le séjour à ma place, et collectez-vous la taxe de séjour de Toulouse Métropole ? Si la réponse est non, prévoyez la déclaration sur le portail de la Métropole dès la première nuit vendue. Si la réponse est oui, vérifiez sur votre premier relevé qu’elle apparaît bien en ligne distincte, et qu’elle n’a pas été prélevée sur votre part.
Ce qu’une deuxième plateforme rapporte, et ce qu’elle coûte
Une deuxième plateforme ne vous apporte pas des nuits, elle vous apporte des séjours, et chaque séjour déclenche un ménage. C’est l’arithmétique que les listes d’alternatives ne font jamais, et elle change complètement selon que vous facturez ce ménage au voyageur ou non.
Prenons l’hypothèse de travail de cet article, un T2 toulousain à 92 euros la nuit, sur 248 nuits vendues dans l’année, soit 68 % d’occupation, ou 292 nuits à environ 80 %. Supposons que vous gagniez trente nuits de plus grâce à un second canal. Si ces nuits arrivent en six séjours de cinq nuits, elles déclenchent six ménages. En quinze week-ends de deux nuits, elles en déclenchent quinze. Même recette brute, deux fois et demie plus de ménages, et neuf arrivées de plus à organiser. Ce que coûte un ménage, vous êtes le seul à le savoir : cela dépend de la surface, de l’état des lieux et de qui le fait. C’est pour cela que le calcul plus bas vous demande le vôtre.
Si vous facturez le ménage au voyageur, l’écart en argent se referme presque entièrement : vous encaissez le forfait et vous le dépensez aussitôt, il ne vous reste sur lui que la commission prélevée au passage, 15,5 % chez Airbnb après la bascule. Mais la rotation supplémentaire vous coûte alors ailleurs : elle gonfle le prix total que le voyageur voit à l’écran. Le même forfait de ménage se répartit sur cinq nuits dans un séjour d’une semaine, et sur deux nuits seulement dans un week-end.
Un écart de trois points de commission entre deux plateformes, sur trente nuits supplémentaires à 92 euros, représente 83 euros dans l’année. La bascule d’Airbnb, elle, retire 15,6 % de vos encaissements si vous ne remontez pas votre prix, en faisant passer votre part de frais de 3,6 % à 18,6 % TVA comprise, et nous l’avons chiffrée en détail dans notre page sur ce qu’Airbnb prélève après la bascule du 13 octobre 2026. Les deux chiffres ne jouent pas dans la même catégorie : entre plateformes, la commission ne décide de rien, et sur la bascule, elle décide seule.
La bonne question à poser à un canal n’est donc pas combien il prend, mais quelle est la durée moyenne des séjours qu’il amène. Vous ne la connaissez pas avant d’avoir ouvert le compte, mais elle se demande à la plateforme, et à défaut la durée moyenne constatée sur votre propre calendrier en donne déjà l’ordre de grandeur. Une plateforme à 18 % qui apporte des séjours d’une semaine peut vous laisser davantage qu’une plateforme à 12 % qui apporte des nuitées isolées, dès que le ménage pèse. Pour situer le potentiel de votre logement avant tout arbitrage, notre estimation de ce qu’un meublé peut rapporter à Toulouse donne l’ordre de grandeur.
Le calcul sur votre logement
Le calcul ci-dessous fait la seule opération qui tranche : ce que les nuits supplémentaires vous laissent une fois la commission et les ménages retirés, et lequel des deux pèse le plus. Il vous demande ce que vous coûte un ménage, parce que ce prix dépend de votre logement. Pour les nuits supplémentaires, partez de vos nuits invendues de basse saison plutôt que d’un espoir rond, et faites varier ce champ dans les deux sens. La formule et les hypothèses sont affichées sous le résultat.
Deux calendriers, une seule chambre
Le risque d’un deuxième canal n’est pas financier, il est opérationnel : deux annonces vivantes sur un même logement peuvent vendre la même nuit deux fois. Une double réservation ne se répare pas. Elle se solde par une annulation, une pénalité, un commentaire public et un classement dégradé sur la plateforme qui vous servait bien jusque-là.
La parade est technique. Les plateformes échangent leurs disponibilités par un format de calendrier partagé, l’iCal, que l’on branche en collant une adresse de chaque côté. Avant d’ouvrir un second compte, vérifiez ces trois points dans cet ordre.
- La plateforme accepte-t-elle d’importer et d’exporter un calendrier iCal ? Si la réponse est non, ne l’ouvrez pas. Un blocage manuel des dates tient quelques semaines, jamais une saison.
- À quelle fréquence la synchronisation se fait-elle ? Un rafraîchissement toutes les quelques heures laisse une fenêtre pendant laquelle les deux calendriers se croisent. Sur un logement très demandé, cette fenêtre suffit à vendre deux fois la même nuit. Le seul remède est un logiciel qui tient tous les canaux et bloque en temps réel.
- Qui répond, et en combien de temps, quand une réservation coince ? Les délais et les canaux diffèrent d’une plateforme à l’autre. Nous avons décrit ceux d’un second canal courant dans notre page sur la façon de joindre Booking en tant que propriétaire.
C’est aussi pourquoi un deuxième canal se justifie mieux sur un logement déjà bien rempli que sur un logement qui démarre. Sur un calendrier creux, le risque de collision est faible mais le gain l’est aussi. Sur un calendrier dense, le gain est réel et le risque devient sérieux.
On regarde votre annonce, et on vous dit si un deuxième canal a du sens
Questions fréquentes
Existe-t-il vraiment une plateforme moins chère qu’Airbnb ?
Oui, sur le papier, et notre relevé en montre une : un abonnement annuel de 189 euros sans commission revient moins cher qu’une commission de 15,5 % dès que vous vendez environ 1 220 euros de nuits par an sur ce canal, et environ 1 020 euros si vous ne récupérez pas la TVA sur la commission. Ce seuil porte sur les nuits que ce canal vous apporte, pas sur tout votre chiffre. Mais sur les six sites où l’on peut déposer une annonce, deux n’affichent aucun taux sans laisser ses coordonnées ou ouvrir un compte, et un troisième n’a pas pu être lu, donc la comparaison ne peut pas se faire à l’avance. Et un site sans commission qui ne sécurise pas le paiement vous transfère l’encaissement, l’impayé et la relance. Comparez d’abord le remplissage et la durée des séjours.
Puis-je quitter Airbnb et repartir de zéro ailleurs ?
Vous le pouvez, et c’est presque toujours une mauvaise idée. Vos commentaires, votre historique et votre classement ne sont pas transférables, ils restent sur la plateforme qui les a produits. Repartir de zéro ailleurs, c’est recommencer la phase la plus lente, celle où l’annonce n’a aucune preuve à montrer. Ajouter un canal conserve l’acquis, le remplacer le détruit.
Dois-je déclarer mon logement une deuxième fois pour une deuxième plateforme ?
Non. La déclaration porte sur le logement, pas sur la plateforme, et le même numéro sert partout. Si votre commune n’a pas encore instauré l’enregistrement, vous n’avez pas encore de numéro à reporter, et c’est l’ouverture du téléservice national qui vous en donnera un. Dans tous les cas il doit figurer dans chacune de vos annonces dès le premier jour, et la loi oblige chaque plateforme à vous le réclamer et à le publier. Ce qui change avec un second canal, ce n’est pas le numéro, c’est la taxe de séjour : si la nouvelle plateforme n’encaisse pas le séjour, la déclaration à la Métropole devient la vôtre.
Comment nous avons vérifié
- Le relevé des plateformes a été fait le 6 septembre 2026, dans un navigateur, sur les pages publiques de chaque site, sans compte ni identifiant. Nous y cherchions deux choses seulement, précises et vérifiables : l’endroit où un propriétaire dépose une annonce, et un montant affiché pour ce que le site prélève au propriétaire. Un site est compté comme affichant son coût quand le montant figure sur une page consultable sans inscription et sans laisser de coordonnées. La page d’Abritel, seule à ne pas avoir répondu, a été rouverte le 8 septembre 2026 et n’a pas répondu davantage : elle reste hors du compte, dans un sens comme dans l’autre.
- Les règles et les montants d’amende du code du tourisme viennent des articles L324-1-1 et L324-2-1 lus sur Légifrance le 6 septembre 2026, dans leur version en vigueur depuis le 20 mai 2026. La règle de perception de la taxe de séjour vient de l’article L2333-33 du code général des collectivités territoriales, lu le même jour.
- Les montants toulousains et les obligations locales viennent de la page de démarche publiée par Toulouse Métropole, règlement du 1er novembre 2023, relevée le même jour, panneau des sanctions ouvert et lu en entier.
- L’état du téléservice national a été relevé sur la page de la Direction générale des entreprises consacrée à l’API meublés, mise à jour le 23 juillet 2026.
- Les chiffres du logement sont l’hypothèse de travail que nous utilisons pour raisonner, un T2 toulousain à 92 euros la nuit sur 248 nuits vendues dans l’année, soit 68 % d’occupation, ou 292 nuits à environ 80 %. Ce sont des hypothèses, jamais une promesse de revenu, et votre logement peut s’en écarter dans les deux sens. Nous ne publions volontairement aucun tarif de ménage : c’est vous qui saisissez le vôtre dans le calcul, parce que c’est le seul qui compte dans votre décision.
Ce que cette vérification ne dit pas
Notre relevé mesure la transparence publique d’un site, pas son coût réel. Un site qui n’affiche rien n’est pas forcément plus cher, et un site qui affiche un taux peut y ajouter des options. Nous n’avons ouvert aucun compte, donc nous ne publions aucun montant qu’un site ne publie pas lui-même, et nous ne reprenons aucun chiffre de comparatif tiers. Pour toute plateforme, le seul chiffre qui fait foi chez vous est celui de votre propre relevé de versement, sur une réservation réelle.
Nous ne mesurons pas non plus combien de nuits une deuxième plateforme ajoute réellement. Personne ne le mesure honnêtement, parce que le résultat dépend du logement, de la saison, du prix et de la qualité de l’annonce, et qu’il faudrait un logement témoin sans second canal pour comparer. C’est pour cette raison que le nombre de nuits supplémentaires est une valeur que vous saisissez vous-même dans le calcul, et non un chiffre que nous vous donnons.
Les deux barèmes d’amende que nous mettons côte à côte ne se recouvrent pas exactement. Les montants de la mairie relèvent en partie du code de la construction et de l’habitation, ceux du code du tourisme du seul article L324-1-1, et un même comportement peut donc être visé par les deux. Trois montants de la colonne de la mairie sont d’ailleurs antérieurs aux textes en vigueur, parce que son règlement date du 1er novembre 2023 : le défaut de déclaration y figure à 5 000 euros quand le code du tourisme le porte aujourd’hui à 10 000 euros, le dépassement des cent vingt jours en résidence principale à 10 000 euros quand le même code le porte à 15 000 euros, et le défaut d’autorisation de changement d’usage à 50 000 euros quand l’article L651-2 du code de la construction et de l’habitation a doublé cette amende civile à 100 000 euros par la loi du 19 novembre 2024. Nous retenons les textes. En cas de doute sur votre situation, c’est le service de la mairie qui tranche, pas un tableau.
Enfin, cet article ne traite ni de votre imposition, ni de vos cotisations, ni de vos charges de copropriété, ni du règlement de votre immeuble, qui peut interdire la location de courte durée indépendamment de tout ce qui précède.
Sources
- Section Meublés de tourisme du code du tourisme, articles L324-1 à L324-2-1, version en vigueur depuis le 20 mai 2026. L324-1-1 : déclaration soumise à enregistrement, plafond de cent vingt jours abaissable à quatre-vingt-dix, amendes de 10 000 et 20 000 euros prononcées par la commune, 15 000 euros pour un dépassement des cent vingt jours et 25 000 euros au titre du IV bis, qui vise la location d’un local qui n’est pas à usage d’habitation, prononcées par le tribunal judiciaire. L324-2-1 : obligations des plateformes, recueil et publication du numéro, transmission des nuitées, retrait de l’annonce d’une résidence principale au-delà de cent vingt jours, et amendes de 12 500 et 50 000 euros.
- Article L2333-33 du code général des collectivités territoriales, version en vigueur depuis le 1er janvier 2019. Qui perçoit la taxe de séjour, dont les professionnels qui assurent par voie électronique un service de réservation, de location ou de mise en relation et qui sont intermédiaires de paiement pour le compte de loueurs non professionnels.
- L’API meublés, guichet unique de centralisation, Direction générale des entreprises, page mise à jour le 23 juillet 2026. Mise en service du téléservice national prévue au quatrième trimestre 2026, délai de renouvellement de plusieurs mois, puis invalidité des anciens numéros.
- Louer pour de courtes durées ou en meublé de tourisme, Toulouse Métropole, règlement entré en vigueur le 1er novembre 2023, page relevée le 6 septembre 2026. Périmètre limité à la ville de Toulouse, numéro à treize caractères obligatoire dès le premier jour, deux autorisations temporaires au maximum pour un particulier, barème des sanctions, et règle de collecte de la taxe de séjour selon la plateforme. Le montant qu’elle affiche pour le changement d’usage est antérieur au doublement de l’amende civile de l’article L651-2 du code de la construction et de l’habitation par la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024.
- Pages publiques d’Airbnb, PAP Vacances, HomeExchange, Booking.com, Clévacances, Abritel, Cozycozy et HomeToGo, consultées le 6 septembre 2026 pour établir leur nature et relever ce qu’elles affichent, la page d’Abritel ayant été rouverte sans succès le 8 septembre 2026. Nous ne les lions pas, et nous ne citons d’elles que ce qu’elles publient elles-mêmes.
Publié le 20 avril 2025 par Conciergerie Toulouse, entièrement réécrit le 8 septembre 2026, sur un relevé mené le 6 septembre 2026. Nous accompagnons des propriétaires de logements meublés à Toulouse et à 20 km à la ronde, et nos trois formules se calculent sur le net propriétaire, après les frais de plateforme.
Prochaine vérification : au plus tard le 31 octobre 2026 pour le relevé des plateformes, puis à l’ouverture du téléservice national d’enregistrement, annoncée d’ici la fin de l’année 2026.